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Entre utopie et dystopie
Sous l’effet du réchauffement climatique, les arbres de nos régions affrontent des périls inédits. Le manque d’eau et la montée des températures fragilisent leur équilibre, ouvrant la voie à la prolifération des scolytes, ces insectes minuscules qui dévorent nos forêts. Ainsi s’éteignent, lentement, les épicéas, les châtaigniers, les frênes, les hêtres ou encore les sapins.
Certains, pourtant, résistent. Leurs racines plongent plus profondément, leurs
feuillages retiennent mieux l’humidité, leur respiration se fait plus mesurée. Le
chêne vert, par exemple, incarne cette capacité à survivre. Mais la solution ne réside pas dans l’importation hâtive d’espèces exotiques : seules les essences indigènes, nourries par la mémoire des sols et des climats locaux, sauront s’adapter pleinement à ces mutations.
Antony Squizzato, lui, se tient dans cette tension entre menace et espoir. L’été, la chaleur l’accable, l’enferme, jusqu’à éveiller en lui une forme d’éco-anxiété. Privé delumière, il se réfugie dans l’ombre, contraint de tourner son regard vers l’intérieur, vers un imaginaire où se dessinent d’autres possibles.
De ce retrait naît la série Walking Trees. Ici, les arbres, fatigués de l’inaction des hommes, se métamorphosent en voyageurs. Dotés de jambes, ils quittent leurs terres brûlées et s’élancent vers des contrées plus clémentes. Cette fable végétale entre en résonance avec les migrations humaines déjà en cours, celles provoquées par la montée des eaux ou par l’assèchement des sols, et avec celles à venir, inévitables, qui feront de l’eau un enjeu vital et disputé.
Le langage plastique de Squizzato, fidèle à lui-même,
demeure limpide et tranchant : aplats vibrants,
graphisme minimal et compositions fonctionnelles.
Mais derrière cette apparente légèreté se cache un propos grave. L’artiste
choisit d’aborder l’urgence climatique avec une esthétique lumineuse, presque ludique, comme un cheval de Troie : l’oeil est séduit, puis l’esprit s’arrête,
s’interroge, s’inquiète.
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